Lorsque brûlent les heures enrubannées d'absence, Quand le temps impuissant ne s'arme de patience, Est-il encore question d'un serment d'allégeance,
L'abandon s'impose-t-il pour pallier la souffrance ? Rendre à jamais les armes dans la déliquescence, Apprendre à oublier, à passer sous silence Comme pour gagner du temps, comme pour y voir une chance,Qu'en sera t-il vraiment à l'heure des souvenances ?L'amertume fleurira dans ces réminiscences Et la fuite au combat s'appellera négligence, Le jugement tombera sans aucune indulgence Et la vie reprendra devenant pénitence.Sur les ailes d'un corbeau finira cette errance,Un augure malheureux pour l'heure des délivrances,Voilà ce que présage l'abandon sans méfiance D'un amour improbable avorté par aisance. Renoncer promptement, sur le seuil des défiances, A étouffer les coeurs lorsqu'ils battent en cadence, Abandonner les craintes malgré les apparences, Laisser place à l'amour et son efflorescence.